Voitures de Donald Trump : Rolls-Royce, Ferrari et Lamborghini
Les voitures de Donald Trump racontent une histoire assez différente de ses discours sur l’industrie automobile américaine. Bien avant son arrivée à la Maison-Blanche, le milliardaire new-yorkais avait constitué un garage où les Rolls-Royce côtoyaient des sportives italiennes et allemandes. Certaines ont même acquis une valeur exceptionnelle grâce à leur ancien propriétaire : sa Lamborghini Diablo a été vendue 1,1 million de dollars en 2024. Mais derrière cette collection prestigieuse se dessine surtout une certaine conception de l’automobile, faite de luxe, de puissance et d’image publique. Des limousines personnalisées aux supercars, quelles voitures Donald Trump a-t-il réellement possédées ?
Crédit photo: Illustration Rolls Royce Silver Cloud 1956
Voitures de Donald Trump : une passion ancienne pour Rolls-Royce
Parmi les voitures de Donald Trump, les Rolls-Royce occupent une place particulière. Son intérêt pour la marque britannique remonte à plusieurs décennies, bien avant sa carrière politique. L’une de ses premières voitures de prestige aurait été une Rolls-Royce Silver Cloud de 1956. Avec sa calandre monumentale, ses chromes et son habitacle luxueux, cette grande berline incarnait parfaitement la réussite sociale dans l’Amérique des années 1950.
Plus tard, Trump a également possédé une Rolls-Royce Phantom, une limousine moderne dont la présentation imposante correspondait tout aussi bien à son personnage public. Il lui arrivait même de prendre personnellement le volant, contrairement à l’image du milliardaire systématiquement installé à l’arrière.
Près d’un demi-siècle sépare ces deux générations de Rolls-Royce. Pourtant, leur philosophie reste étonnamment proche : privilégier le prestige, le confort et la présence sur la route plutôt que la discrétion.
Chez Trump, l’automobile a toujours été autant un moyen de transport qu’un symbole visible de réussite.
Crédit photo: Illustration Lamborghini Diablo de Donald Trump
Lamborghini Diablo : la supercar de Trump devenue objet de collection
La voiture la plus spectaculaire de son ancien garage est probablement sa Lamborghini Diablo VT Roadster de 1997. Commandée neuve, elle bénéficiait d’une configuration particulièrement originale. Trump avait choisi une peinture Blu Le Mans qui ne figurait pas au catalogue de cette version en 1997. Lamborghini avait accepté cette demande spéciale, donnant naissance à un exemplaire unique dans cette combinaison d’année et de couleur. Une plaque personnalisée rappelait également l’identité de son propriétaire.
Sous sa carrosserie bleue, la Diablo abritait un V12 atmosphérique de 5,7 litres développant environ 492 ch, associé à une boîte manuelle à cinq rapports et à une transmission intégrale. Trump a conservé cette Lamborghini jusqu’en 2002. Mais son histoire ne s’est pas arrêtée là.
En janvier 2024, l’automobile a été présentée aux enchères chez Barrett-Jackson, à Scottsdale. Résultat : 1,1 million de dollars, un montant exceptionnel pour une Diablo VT Roadster de cette génération. La rareté de sa configuration explique une partie de ce prix. Toutefois, la provenance présidentielle a manifestement joué un rôle majeur : des exemplaires comparables se négociaient généralement pour des sommes nettement inférieures.
Crédit photo: Illustration Mercedes SLR McLaren
Ferrari F430 et Mercedes SLR McLaren : le goût des performances
Le garage de Donald Trump ne se limitait pas aux grandes limousines. Il a également accueilli plusieurs sportives capables de rivaliser avec les meilleures automobiles de leur époque. Parmi elles figurait une Ferrari F430 rouge, équipée d’un V8 atmosphérique de 4,3 litres développant 490 ch. Présentée en 2004, cette Ferrari représentait une approche assez radicale de la conduite sportive, avec son moteur central arrière, sa boîte robotisée et son comportement particulièrement dynamique.
Autre modèle marquant : la Mercedes-Benz SLR McLaren. Cette grande sportive germano-britannique associait le savoir-faire de Mercedes à l’expertise de McLaren. Son V8 de 5,4 litres à compresseur développait 626 ch, une puissance impressionnante au milieu des années 2000. La livraison d’une SLR McLaren devant la Trump Tower, à New York, avait d’ailleurs constitué un événement médiatique.
Ces deux automobiles illustrent deux philosophies opposées. La Ferrari privilégiait l’agilité et les sensations, tandis que la Mercedes misait sur une puissance considérable et des performances de grande routière. Leur point commun ? Elles étaient aussi spectaculaires à regarder qu’à conduire.
Cadillac et Maybach : des voitures à l’image de son empire
Si les sportives européennes révélaient son goût pour les performances, les grandes berlines correspondaient davantage à l’univers professionnel de Donald Trump. La Maybach 57, notamment, représentait une forme de luxe presque sans compromis. Cette limousine allemande, relancée au début des années 2000 sous l’égide de Mercedes-Benz, proposait un confort exceptionnel et une présentation particulièrement raffinée.
Trump entretenait également une relation ancienne avec Cadillac. Dans les années 1980, deux limousines spéciales furent développées autour de son nom : les Trump Executive Series et Trump Golden Series. Ces véhicules n’étaient pas de simples Cadillac de série. Leur présentation personnalisée devait refléter l’univers du promoteur immobilier, avec une importance particulière accordée aux matériaux, aux équipements et à l’apparence extérieure.
Plus tard, le Cadillac Escalade est devenu l’un des véhicules les plus fréquemment associés à ses déplacements privés.
Ce grand SUV américain correspondait parfaitement à son style : imposant, luxueux et immédiatement reconnaissable. Contrairement aux sportives européennes, il offrait aussi un lien direct avec l’industrie automobile nationale. Dans tous les cas, le choix d’une voiture répondait à une logique constante : être vu.
Crédit photo: Illustration Cadillac Trump Golden series
Tesla Roadster et Chevrolet Camaro : des choix plus inattendus
Certains modèles associés à Donald Trump surprennent davantage que les habituelles Rolls-Royce et Lamborghini.
Plusieurs inventaires de sa collection mentionnent notamment une Tesla Roadster de première génération, cette petite sportive électrique produite entre 2008 et 2012 sur une architecture dérivée de la Lotus Elise. Cette attribution est intéressante, mais mérite une précaution : contrairement à sa Lamborghini Diablo, dont l’historique est parfaitement documenté, les informations publiques permettant de retracer la propriété de cette Tesla restent limitées.
Sa présence supposée dans le garage de Trump n’en constitue pas moins un contraste étonnant avec certaines de ses prises de position ultérieures sur les véhicules électriques.
Autre automobile liée à son nom : une Chevrolet Camaro SS de 2011, utilisée comme voiture de sécurité lors des 500 Miles d’Indianapolis. Il faut toutefois distinguer cette association événementielle d’une voiture personnellement conservée dans sa collection.
Ces exemples rappellent une difficulté fréquente lorsqu’on examine les garages de célébrités : les véhicules possédés, utilisés, prêtés ou simplement présentés à leurs côtés finissent parfois par être confondus. Pour Trump, cette distinction est d’autant plus importante que son image publique a toujours occupé une place centrale.
Crédit photo:
Pourquoi Donald Trump ne conduit-il plus ses propres voitures ?
L’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, en janvier 2017, a profondément changé son rapport à l’automobile. Avant son élection, il pouvait encore être aperçu au volant de certaines voitures de son garage. Devenu président, ses déplacements ont été soumis aux contraintes de protection imposées par le Secret Service.
Le véhicule emblématique de cette nouvelle vie est évidemment The Beast, la limousine présidentielle spécialement conçue pour transporter le chef de l’État américain.
Mais cette Cadillac blindée n’appartient pas à la collection personnelle de Trump. Il s’agit d’un véhicule officiel, développé pour répondre à des exigences de sécurité sans commune mesure avec celles d’une automobile traditionnelle. La différence est fondamentale : ses Rolls-Royce, Ferrari et Lamborghini témoignaient de ses préférences personnelles, tandis que The Beast répond exclusivement aux besoins de la fonction présidentielle. Cette situation crée un paradoxe assez amusant. Posséder certaines des automobiles les plus désirables au monde ne signifie pas nécessairement pouvoir encore les conduire librement. Pour un président américain, même une simple promenade en voiture devient une opération de sécurité.
Conclusion
Des Rolls-Royce aux supercars italiennes, les voitures de Donald Trump reflètent une fascination ancienne pour le prestige et les symboles de réussite. Sa collection montre également que ses préférences personnelles ont longtemps dépassé les frontières de l’industrie américaine qu’il défend aujourd’hui. Mais c’est peut-être sa Lamborghini Diablo qui résume le mieux cette relation particulière à l’automobile : une voiture exceptionnelle devenue encore plus précieuse grâce au nom de son ancien propriétaire. Une preuve que, dans l’univers des voitures de collection, l’histoire compte parfois autant que la mécanique.
Nota Bene :
Les 1,1 million de dollars obtenus par la Lamborghini Diablo de Trump en 2024 ne représentent pas la cote habituelle du modèle. Sa configuration unique et son historique prestigieux ont considérablement influencé le résultat de cette vente.
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