Parking Lyon Saint-Exupéry, l’arnaque tranquille que personne ne veut voir
Il y a des habitudes françaises qui ont la peau dure. L’une d’elles se trouve à Lyon Saint-Exupéry, un aéroport impeccable, moderne, lumineux, mais entouré de parkings qui ressemblent plus à des chantiers qu’à des infrastructures dignes d’un hub international. Parce que oui, on parle bien de ces fameux parkings longue durée où l’asphalte pour certains, est remplacé par du gros gravier, un décor qui donne tout de suite le ton. Et malgré ça, les tarifs grimpent comme s’il s’agissait d’un garage premium sous vidéosurveillance renforcée.
Ce qui rend l’affaire encore plus savoureuse, c’est qu’à Lyon, il n’est pas rare de payer son stationnement plus cher que son billet d’avion. Tu fais un aller simple Lyon Marrakech, vol sec à 60 euros, tu reviens quinze jours plus tard, et tu te retrouves avec un ticket de parking de 110 euros à régler, et encore seulement si tu as réservé à l’avance. Sur place, c’est souvent pire. À ce niveau, ce n’est plus un service, c’est un hommage involontaire au racket organisé.
Et quand on ose se demander si tout cela est bien normal, la réponse tombe, sèche, comme un klaxon dans un monastère. Le discours officiel parle d’entretien, de sécurité, d’infrastructures, alors que ces parkings ne sont même pas goudronnés. On t’explique que c’est la norme, que c’est le marché, que c’est comme ça. Sauf que dans la vraie vie, personne n’est dupe.
D’ailleurs, la meilleure preuve, c’est l’explosion des parkings privés à cinq kilomètres. Ceux-là ont compris le filon depuis longtemps. Tu déposes ta voiture sur une vraie zone bitumée, au tarif deux ou trois fois inférieur, navette comprise. Le chauffeur te dépose devant ton terminal, te récupère quand tu reviens, tout ça avec le sourire. Résultat, on a des parkings privés qui font le job proprement, pendant que l’aéroport facture une fortune pour poser tes roues sur du gravier.
Au final, la question qui reste en tête est simple. Comment peut-on accepter qu’un service aussi basique soit devenu un luxe, alors même que son coût de construction frise le zéro absolu Une voiture, quatre pneus et un rectangle de cailloux, et voilà que les tarifs frisent le ridicule.
Un jour peut-être, quelqu’un osera remettre tout ça à plat. En attendant, les voyageurs continueront à faire ce que tout bon sens conseille, abandonner les parkings officiels et filer chez la concurrence. Il y a des pièges que l’on apprend à reconnaître, et celui-là en fait clairement partie.
Nota Bene
On a tous un moment où l’on découvre que le parking a coûté plus cher que le voyage lui même. C’est souvent là que naît le vrai agacement. Et c’est aussi ce genre de détail en apparence trivial qui dit beaucoup sur notre rapport à la mobilité.
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