Coq de girouette entre ZFE et autoroute A69, sur fond bleu et rouge contrasté

ZFE annulées, A69 relancée : la valse des décisions

Une fois encore, la politique nous offre un pas de danse des plus étonnants. D’un côté, l’Assemblée nationale vote la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE), pourtant imposées hier comme incontournables. De l’autre, la justice autorise la reprise du chantier de l’autoroute A69, suspendu quelques mois plus tôt par une décision… de justice. À force de faire volte-face, l’État donne le tournis.

Commençons par les ZFE. Des milliers de Français se sont endettés pour acheter une voiture récente, « ZFE-compatible », souvent électrique ou hybride, parfois avec une autonomie si limitée qu’elle interdit les longs trajets. Mais peu importe : ils ont payé, ils ont anticipé… pour rien. Une pensée à eux, à ceux qui ont suivi les règles du jeu avant qu’on ne décide de changer les règles en pleine partie.

Et pendant ce temps, sur le front de l’A69, c’est le grand retour des pelleteuses. Alors que 40 % des terrassements et 70 % des ouvrages d’art sont déjà réalisés, on avait suspendu le chantier. Pourquoi ? Parce que le tribunal administratif avait soudain décidé que l’autoroute posait problème. Puis le tribunal d’appel est passé par là : tout va bien finalement, reprenons. On avance, on recule, puis on recommence. Pas sûr que les ouvriers et les habitants comprennent le pas de danse.

Qui a raison dans cette affaire ? Franchement, je ne sais pas. Mais ce genre de décision, ça se prend avant de creuser, pas quand les bulldozers ont déjà retourné la moitié du terrain. C’est une question de cohérence. De responsabilité. Et de respect, aussi, pour ceux qui vivent les conséquences sur le terrain.

Faut-il en rire ou en pleurer ? À force d’hésitations, d’injonctions contradictoires et de revirements, l’action publique perd en crédibilité. Et pendant ce temps, les Français, eux, avancent tant bien que mal, comme un GPS perdu entre deux ronds-points.

Nota Bene :

Changer d’avis n’est pas un problème. En faire une habitude, si. Entre écolos pressés, autoroutes repoussées et girouettes assumées, on se demande parfois si la boussole n’est pas en grève elle aussi.

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