Nick Mason, batteur de Pink Floyd, posant devant sa Ferrari 250 GTO rouge de 1962, numéro 2, dans un paysage de campagne.
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Les voitures de Nick Mason : les Ferrari du batteur de Pink Floyd

Les voitures de Nick Mason constituent l’une des collections automobiles les plus extraordinaires du monde de la musique. Batteur de Pink Floyd, le Britannique possède ou a possédé des modèles aussi prestigieux que la Ferrari 250 GTO, la F40, la Maserati Birdcage ou la McLaren F1 GTR. Mais contrairement à certaines célébrités qui accumulent les voitures de luxe, Nick Mason est aussi un véritable pilote. Il a notamment participé cinq fois aux 24 Heures du Mans. Sa passion ne se résume donc pas à la valeur de ses automobiles : elle s’exprime avant tout derrière un volant.

Crédit photo: Illustration Ferrari 275 GTB/4

Ferrari 275 GTB/4 rouge, équipée d'un moteur V12 à quatre arbres à cames, photographiée de trois quarts avant.

Nick Mason : de Pink Floyd aux circuits automobiles

Les voitures de Nick Mason comprennent certaines des Ferrari les plus recherchées de l’histoire, mais leur propriétaire se distingue surtout par son engagement personnel en compétition. Le batteur de Pink Floyd n’a jamais considéré ses automobiles comme de simples objets de décoration : elles sont faites pour rouler.
Né en 1944, Nick Mason développe très tôt un intérêt pour la mécanique et les voitures de sport. Le succès international de Pink Floyd lui donne ensuite les moyens d’acquérir des modèles qui le fascinent depuis longtemps.
Parmi ses premières grandes acquisitions figure une Ferrari 275 GTB/4, équipée du célèbre V12 à quatre arbres à cames. Cette sportive italienne marque le début d’une relation particulièrement durable avec Maranello.

Mais son garage ne se limite pas aux voitures routières. Nick Mason s’intéresse également aux prototypes d’endurance, aux monoplaces historiques et aux automobiles d’avant-guerre.
Sa collection reflète ainsi plusieurs décennies d’histoire de la compétition, avec une préférence évidente pour les mécaniques capables de procurer de véritables sensations de conduite.

Crédit photo: Illustration Nick Mason et sa Ferrari 250 GTO

Ferrari 250 GTO : le joyau des voitures de Nick Mason

La Ferrari 250 GTO de Nick Mason est l’une des automobiles les plus célèbres de sa collection. Il acquiert en 1978 cet exemplaire de 1962, portant le numéro de châssis 3757 GT, pour environ 35 000 livres sterling. Une somme importante à l’époque, mais dérisoire au regard de sa valeur actuelle.
Cette Ferrari possède un véritable passé sportif. Pilotée par Pierre Noblet et Jean Guichet, elle termine troisième au classement général des 24 Heures du Mans 1962.
Sous son long capot se trouve un V12 de 3 litres développant environ 300 ch, associé à une carrosserie aérodynamique conçue pour la compétition.

Aujourd’hui, les Ferrari 250 GTO atteignent des valeurs de plusieurs dizaines de millions d’euros, ce qui fait de cet exemplaire un patrimoine automobile exceptionnel.
Pourtant, Nick Mason ne l’a pas achetée dans une perspective spéculative. À la fin des années 1970, les anciennes voitures de course intéressaient encore un cercle relativement restreint de passionnés. Sa 250 GTO illustre parfaitement cette différence entre une automobile acquise pour ses qualités mécaniques et une pièce devenue, plusieurs décennies plus tard, un trésor financier.

Nick Mason, batteur de Pink Floyd, posant devant sa Ferrari 250 GTO rouge de 1962, numéro 12, dans un paysage de campagne.

Ferrari F40, Enzo et autres trésors du cheval cabré

La fidélité de Nick Mason à Ferrari ne s’arrête pas à la 250 GTO. Sa collection a également accueilli plusieurs modèles qui représentent des époques très différentes de l’histoire du constructeur italien.
La Ferrari F40 incarne la supercar des années 1980 dans sa forme la plus radicale. Son V8 biturbo, sa construction légère et son équipement volontairement dépouillé privilégient les sensations plutôt que le confort.
À l’opposé, la Ferrari Enzo, présentée en 2002, exploite des technologies inspirées de la compétition, notamment une structure en fibre de carbone et un V12 atmosphérique de 660 ch.
La 275 GTB/4 rappelle quant à elle une période où Ferrari associait encore élégance de grand tourisme et mécanique directement issue de son expérience sportive.
Ces automobiles n’ont ni le même caractère ni la même philosophie. Leur présence dans l’univers de Nick Mason montre qu’il apprécie autant les grandes GT classiques que les supercars modernes.
Son attachement à Ferrari repose donc sur une histoire mécanique et sportive, bien davantage que sur le seul prestige du cheval cabré.

Crédit photo: Illustration Maserati Tipo 61 Birdcage

Maserati Tipo 61 Birdcage : vues de son châssis tubulaire, de sa structure mécanique et de la voiture de compétition complète.

Maserati Birdcage et voitures historiques : une passion sans frontières

Si Ferrari occupe une place privilégiée dans son garage, Nick Mason s’intéresse également à d’autres constructeurs ayant marqué l’histoire du sport automobile.

La Maserati Tipo 61 Birdcage en constitue un exemple remarquable. Son surnom, signifiant « cage à oiseaux », provient de son châssis composé de nombreux tubes de faible diamètre, assemblés pour obtenir une structure particulièrement légère et rigide.

Cette architecture originale permettait à Maserati de concevoir une voiture de compétition performante sans recourir à une construction conventionnelle plus lourde.

Nick Mason a également été associé à des automobiles aussi prestigieuses que la Maserati 250F, la Jaguar D-Type ou la Bugatti Type 35.

Chacune représente une époque différente : les premières grandes compétitions internationales, les monoplaces des années 1950 ou les prototypes victorieux en endurance.

Ces choix révèlent une passion qui dépasse largement les marques et les valeurs marchandes.


Pour Nick Mason, l’intérêt d’une automobile historique réside aussi dans les solutions techniques qu’elle représente et dans les sensations qu’elle procure au volant.

Crédit photo: Buisness F1 Un des hangar de Nick Mason avec la McLaren F1 GTR à gauche

Collection de voitures historiques de Nick Mason dans un hangar, avec une McLaren F1 GTR au premier plan à gauche, une Jaguar D-Type et plusieurs voitures de compétition.

Ferrari 512 S et McLaren F1 GTR : les voitures faites pour courir

La collection de Nick Mason comprend également des machines conçues avant tout pour la compétition, dont certaines possèdent un passé particulièrement prestigieux.
La Ferrari 512 S, développée pour le championnat du monde des voitures de sport en 1970, utilise un V12 de 5 litres. Elle appartient à une génération de prototypes extrêmement puissants, engagés dans une rivalité spectaculaire avec Porsche.
Un exemplaire associé à Nick Mason possède également un lien avec le film Le Mans de Steve McQueen, qui a immortalisé cette époque de la compétition automobile.

Autre machine exceptionnelle, la McLaren F1 GTR représente une philosophie très différente. Dérivée de la McLaren F1 routière, elle démontre le potentiel d’une supercar conçue avec une attention extrême portée au poids et à l’aérodynamique.
Ces voitures exigent une préparation rigoureuse et une véritable expérience du pilotage.

Elles rappellent surtout que Nick Mason ne collectionne pas uniquement des automobiles capables d’impressionner dans un musée. Il s’intéresse à des machines dont la véritable raison d’être reste la piste.

Crédit photo: Ultimatecarpage Nick Mason en course sur sa Jaguar Type D 1955 chassis N° XKD1

Nick Mason : un collectionneur qui préfère conduire ses voitures

Ce qui distingue réellement Nick Mason de nombreux collectionneurs célèbres, c’est son expérience personnelle de la compétition. Entre 1979 et 1984, il participe à cinq éditions des 24 Heures du Mans, découvrant les exigences d’une épreuve où la vitesse ne suffit pas : endurance physique, régularité et gestion mécanique sont tout aussi essentielles.
Il prend également part à des manifestations historiques, où des automobiles anciennes retrouvent les circuits pour lesquels elles ont été conçues.

Faire rouler une Ferrari 250 GTO ou un prototype de compétition représente pourtant une responsabilité considérable. L’entretien est complexe, les pièces parfois difficiles à retrouver et le moindre accident peut entraîner des conséquences financières exceptionnelles.
Mais immobiliser définitivement ces voitures reviendrait aussi à leur retirer une partie de leur identité.
Nick Mason défend ainsi une conception vivante de la collection automobile, dans laquelle la préservation du patrimoine passe également par son utilisation. Derrière les valeurs spectaculaires de son garage se trouve donc un passionné qui connaît ses automobiles autrement que par leurs fiches techniques.

Jaguar D-Type de compétition bleu foncé, châssis XKD 1, numéro 5, photographiée sur circuit avec son pilote.

Conclusion

Les voitures de Nick Mason composent une collection exceptionnelle, dont la Ferrari 250 GTO constitue incontestablement la pièce maîtresse.
Mais réduire cet ensemble à sa valeur financière serait passer à côté de l’essentiel. Des Ferrari classiques aux prototypes d’endurance, chaque automobile témoigne d’un intérêt profond pour l’histoire de la mécanique et de la compétition.
Nick Mason possède surtout une qualité qui distingue les véritables passionnés : il connaît le plaisir, les exigences et parfois les difficultés de conduire les machines qu’il collectionne.

Nota Bene :

Nick Mason a également consacré un ouvrage à sa passion automobile, Into the Red, publié avec le journaliste Mark Hales. Ce livre présente plusieurs voitures de sa collection et s’accompagne d’enregistrements de leurs moteurs. Une initiative particulièrement originale pour un musicien : réunir le son des mécaniques de compétition et sa passion pour l’automobile.

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