Station-service avec affichage des prix des carburants en bord de route
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Carburants : pourquoi paye-t-on plus cher qu’au pic de 2022 ?

Il y a quelque chose qui ne colle pas.

Au printemps 2022, après le début de la guerre en Ukraine, le pétrole s’envole. Entre mai et juin, le baril atteint jusqu’à 125 dollars. À la pompe, les prix suivent immédiatement. Le SP95 dépasse les 2,08 euros, le diesel frôle les 2,07 euros. Logique.

Aujourd’hui, la situation est différente. Le pétrole évolue autour de 100 dollars, avec des pointes entre 110 et 115. On reste donc en dessous des niveaux atteints en 2022. Et surtout, un autre élément joue en notre faveur : le taux de change. À l’époque, l’euro était autour de 1,03 dollar. Aujourd’hui, il est plutôt autour de 1,15. Autrement dit, nous achetons le pétrole moins cher. Et pourtant…

Le SP95 est toujours autour de 2,08 euros. Et le diesel dépasse largement les 2,30 euros, avec des moyennes qui frôlent les 2,34. Des moyennes qui, en plus, sont tirées vers le bas par des prix plafonnés chez certains distributeurs. Sans ces plafonds, le constat serait encore plus frappant. Alors la question est simple. Pourquoi paye-t-on plus cher aujourd’hui qu’au moment où le pétrole était à son pic ?

Les explications existent. On parle de coûts de raffinage, de marges, de fiscalité, de tensions sur certaines chaînes d’approvisionnement. Mais aucune ne semble suffire à elle seule à expliquer un tel écart. Car ce qui interroge, ce n’est pas une hausse ponctuelle.C’est un décalage durable.

On pourrait s’attendre à ce que des conditions plus favorables se traduisent par des prix plus bas. Or, ce n’est pas ce que l’on observe. Les prix semblent s’être installés à un niveau élevé, indépendamment du contexte initial qui les avait justifiés. Comme si le pic de 2022 avait redéfini la norme. Et c’est peut-être là que se situe le vrai problème. Le prix du pétrole ne suffit plus à expliquer le prix du carburant.

D’autres mécanismes prennent le relais. Plus discrets, moins visibles, mais bien réels. Et pour le consommateur, le résultat est simple. Le plein coûte plus cher. Même quand il devrait coûter moins.

Nota Bene :

Malgré un pétrole moins cher et un euro plus fort qu’en 2022, les carburants restent plus chers. Un écart qui pose question sur la formation réelle des prix.

À lire aussi : Pourquoi ressentons-nous le besoin de donner notre avis sur tout ?

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