Hall principal de Penn Station à New York, avec sa verrière métallique et les voyageurs en mouvement.
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Donald Trump veut donner son nom à un aéroport, jusqu’où ira-t-il ?

Il y a des infos qui tombent comme un pavé dans une mare tranquille.
Et puis il y a celles qui, même attendues, réussissent encore à surprendre.

Dernière lubie de Donald Trump : donner son nom, de son vivant, à un aéroport et à une grande gare américaine. Rien que ça. Selon plusieurs médias, le président américain aimerait voir son patronyme s’afficher sur la mythique Penn Station à New York et sur l’Aéroport international de Dulles, près de Washington.

Mais attention, pas question de demander gentiment. La méthode serait plus musclée. Trump aurait proposé un “marché” au sénateur Chuck Schumer : débloquer plus de 16 milliards de dollars de fonds fédéraux gelés pour un projet ferroviaire crucial, contre un petit coup de pouce pour rebaptiser ces lieux emblématiques. Schumer a refusé. Certains élus parlent carrément de racket.

On atteint là un nouveau sommet.

Car traditionnellement, aux États-Unis comme ailleurs, on donne le nom d’un président à des infrastructures après son départ, parfois même après sa mort. Question de décence, de recul historique, de symbolique. Mais Trump, lui, veut tout, tout de suite. Comme s’il fallait graver son ego dans le béton armé.

Franchement, jusqu’où ira-t-il ?

Entre la volonté de renommer le Kennedy Center, l’idée d’un arc façon Arc de Triomphe, une salle de bal flambant neuve à la Maison-Blanche, une classe de navires de guerre à son nom et même un projet de pièce de monnaie à son effigie, on ne parle plus de politique. On parle d’obsession.

Ce besoin permanent de laisser une trace physique, visible, massive. Comme si gouverner ne suffisait plus. Comme si chaque bâtiment devait devenir un miroir.

Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la mégalomanie. C’est l’usage du pouvoir comme levier personnel. Des fonds publics transformés en monnaie d’échange. Des infrastructures vitales utilisées comme cartes dans un poker d’ego. Et tout ça pendant que des millions d’Américains attendent simplement des trains qui arrivent à l’heure et des aéroports qui fonctionnent.

Donald Trump veut donner son nom à un aéroport.
Mais ce genre de geste pose une vraie question : quand le culte de soi prend le pas sur l’intérêt collectif, qui pilote encore l’avion ?

On peut en rire, bien sûr. Mais derrière l’anecdote grotesque, il y a un malaise plus profond. Une démocratie qui vacille sous le poids d’un seul nom.

Nota Bene :

parfois, on me demande si certains dirigeants cherchent à entrer dans l’Histoire… ou simplement à la repeindre à leur effigie. À force de vouloir tout marquer de son nom, on finit surtout par révéler ses propres fragilités. Et ça, aucune plaque dorée ne pourra vraiment le masquer.

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