Renault Clio RS jaune stationnée devant un garage d’occasion avec une affichette "À taxer" sur le pare-brise

Malus écologique : les voitures d’occasion dans le viseur du fisc

Ils ne savent plus où chercher l’argent. Le gouvernement, à la dérive budgétaire, a trouvé une nouvelle cible : les automobilistes qui osent acheter une voiture d’occasion. Le malus écologique, initialement pensé pour orienter les choix vers des véhicules moins polluants, s’applique sur les voitures neuves. Mais bientôt, il s’étendra aussi aux modèles d’occasion, et pas seulement les plus puissants.

Le principe ? Taxer à nouveau une voiture qui a déjà été vendue, déjà immatriculée, déjà taxée. Une double peine. Et cela, bien entendu, au nom de la “transition écologique”. C’est à se demander s’il ne vaudrait pas mieux, pour l’État, qu’on abandonne nos véhicules sur un parking plutôt que de les revendre ou les entretenir. Sauf que la réalité, c’est que cette mesure touche d’abord les ménages les plus modestes, ceux qui n’ont pas les moyens d’un véhicule neuf ou électrique subventionné.

Car il faut bien le dire : le marché du neuf est de plus en plus inaccessible. Et si l’on pénalise aussi celui de l’occasion, alors c’est la liberté de mobilité qu’on attaque. Les zones rurales, les petits budgets, les familles nombreuses… Tous ceux qui vivent loin des transports en commun ou ne peuvent pas se permettre une Tesla en LLD vont payer. Encore.

Et qu’on ne vienne pas nous parler d’écologie. Si vraiment l’objectif était de réduire les émissions, on encouragerait l’entretien des véhicules existants, on favoriserait les conversions à l’éthanol ou à l’hybride léger, on développerait les transports alternatifs. Mais non. On taxe. Encore. Toujours.

Au passage, ce malus fait peser un risque énorme sur tout un pan du marché automobile : garages indépendants, marchands VO, réseaux de reprise, déjà mis à mal par les normes, les ZFE et les obligations d’affichage opaques.

Alors non, ce n’est pas une réforme verte. C’est une pompe à fric mal habillée. Une de plus. Et à ce rythme, il ne restera bientôt plus que deux solutions : acheter un vélo… ou une carte de transports en commun en zone interdite.

👉 À lire aussi : Notre article complet sur le malus écologique à l’achat d’un véhicule d’occasion

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