Donald Trump portrait officiel

Un Nobel pour Trump ? Ce serait une obscénité mondiale

Il y a des rêves qui font sourire, et d’autres qui donnent la nausée. Celui de Donald Trump d’obtenir le prix Nobel de la paix appartient sans hésitation à la seconde catégorie. On imagine déjà la scène : l’ancien président, un large sourire accroché au visage, recevant la prestigieuse récompense en se proclamant artisan de la paix mondiale. On croirait presque à une mauvaise blague, sauf que lui, il y croit dur comme fer.

Depuis des mois, Trump martèle son obsession. Après avoir présenté son « plan de paix » pour Gaza — un plan qui ressemble plus à un diktat qu’à une main tendue —, le voilà persuadé que les membres du comité Nobel devraient lui dérouler le tapis rouge. Mais le Nobel, censé incarner l’idéal de réconciliation et d’espérance, peut-il être accordé à quelqu’un qui menace ses alliés, bombarde ses adversaires et soutient sans réserve des politiques qualifiées de génocidaires ?

Donner un Nobel à Trump, ce serait comme décerner une médaille de bravoure à un pyromane qui vient d’allumer l’incendie. Une absurdité totale, une insulte à la mémoire des lauréats qui ont véritablement œuvré pour la paix. Mandela, Malala, ou encore le docteur Denis Mukwege… tous seraient réduits à de simples figurants dans le musée des vanités si jamais l’ego démesuré de Trump finissait par être récompensé.

Et pourtant, ne soyons pas naïfs. L’homme sait utiliser la puissance économique et diplomatique des États-Unis comme une arme de persuasion massive. Il menace, il tord les bras, il fait pression. Ses « anciens alliés » européens, fatigués de ses coups de menton, savent qu’il est capable de conditionner des accords commerciaux ou militaires à son obsession de reconnaissance. De là à imaginer que le comité Nobel cède ? La tentation existe, et c’est bien ça le drame.

La vraie question, c’est la crédibilité. Le Nobel peut-il survivre à un tel affront ? Peut-il rester un symbole moral si, demain, il est offert à un homme qui revendique l’annexion du Groenland, l’encerclement du Canada et les bombardements préventifs ? Autant demander à un pyromane de présider le congrès des pompiers.

La paix ne se réclame pas, elle se construit. En s’entêtant à transformer le Nobel en trophée de vanité, Trump ridiculise l’idée même d’un prix universel. Et si jamais le comité devait céder à ses pressions, alors oui, ce serait une obscénité mondiale.

Nota Bene :

On se souviendra longtemps du jour où Trump a cru pouvoir forcer le Nobel. Ce mélange d’arrogance et de théâtre politique restera comme une page surréaliste de notre époque. Même ses plus fervents admirateurs finissent parfois par lever les yeux au ciel.

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