Vue aérienne d’un péage autoroutier très fréquenté avec de nombreuses voitures en file.

Prix des autoroutes : qui roule paye… et engraisse

Chaque année, c’est la même rengaine : le prix des autoroutes augmente, discrètement, au 1er février. +0.92% cette année, après +3% en 2024, après +4,75% en 2023… Et toujours la même justification : “les coûts d’entretien augmentent”. Ah bon ?

Quand les autoroutes françaises ont été construites après-guerre, elles étaient payantes pour financer leur création. Un ticket modeste pour une route neuve, moderne, et rapide. Le deal était clair : on paye, on roule, et un jour, ça reviendra à l’État.

Mais une fois payées on les a privatisées.
On a vendu les clés à des sociétés privées. Et là, miracle économique : les tarifs ont explosé, les marges ont grossi, et les concessionnaires se sont frotter les mains… pendant que les Français, eux, continuaient de payer.

Aujourd’hui, la plupart des tronçons autoroutiers sont entièrement amortis. Le coût de construction ? Rentabilisé depuis longtemps.
Et pourtant, on paye toujours plus. Pourquoi ? Parce qu’on ne paye plus l’investissement, on paye les dividendes.

Ces entreprises ne se cachent même plus : leurs résultats annuels sont publiés, avec des bénéfices records. Et les augmentations, négociées à l’avance avec l’État, passent comme une lettre à la poste.
Des profits garantis, même quand le trafic baisse. Elle est pas belle, la vie de concessionnaire ?

La question que tout le monde se pose : qu’a-t-on obtenu en échange ?
Qui, au gouvernement, a pensé que brader un réseau national à des groupes privés était une bonne idée ? La naïveté a ses limites. L’altruisme aussi.
On peut croire à l’erreur politique, mais franchement… on a surtout l’impression d’un bon vieux renvoi d’ascenseur.

La promesse de l’autoroute, c’était la liberté à 130 km/h. Aujourd’hui, c’est une addition salée à chaque barrière de péage. À ce rythme-là, il faudra bientôt financer nos propres nids-de-poule… en abonnement mensuel.

À lire aussi : Notre article sur l’augmentation du prix des autoroutes

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Un commentaire

  1. Depuis très longtemps – pour ne pas dire depuis toujours – les petits commerçants et artisans payent des charges énormes. Il y a un moyen très simple pour baisser ces charges sans faire perdre le moindre centime à l’état : Il suffit de faire payer les charges salariales sur les caisses automatiques. Un maraicher arrive à joindre les deux bouts alors qu’il est devant le client 4 à 5 heures par jour, il paye ses factures dès qu’il a acheté sa marchandise, et qu’il est obligé d’être présent à son banc. Bien que les banques, les sociétés d’autoroute, les sociétés de grande distribution ne soient pas les plus à plaindre, elles ne paient pas de salaire (donc pas de charges sur les salaires), pas d’heures supplémentaires, et non pas à gérer les congés payés, les arrêts de maladie, les arrêts maternité…
    Et payent les factures à 90 jours fin de mois, voire même à 120 jours fin de mois. Les grandes surfaces ont donc vendu la marchandise commandée avant de l’avoir payée ! Et l’argent ne reste pas dans le tiroir de la caisse, il est placé en bourse !
    C’est toujours ça de pris. Des fois qu’ils viendraient à manquer…

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