Galerie de prison française en perspective, couloir vide, lumière froide, portes de cellules alignées, filet métallique au plafond, ambiance tendue, photo réaliste.

Justice laxiste ? Pas quand elle touche les amis des politiques…

C’est un vieux numéro de claquettes bien rôdé : toute l’année, les ténors politiques — surtout ceux qui aiment s’indigner à la télé — dénoncent à qui veut l’entendre la “justice laxiste”.
Trop de peines aménagées, trop de condamnés remis en liberté, pas assez de sévérité, le refrain est connu.
À écouter certains, la France serait le paradis des voyous… du moins jusqu’à ce que la justice s’attaque à leurs propres amis.

Car, comme par magie, dès qu’un élu du sérail tombe sous le couperet judiciaire, tout change.
Fini le temps des grandes déclarations martiales : “Il faut des peines planchers !” ou “Il faut construire plus de prisons !”
Place aux cris d’orfraie : la magistrature serait “politique”, la justice aurait une “dent contre la droite”, la sentence serait “disproportionnée”, on réclame une grâce présidentielle, et on convoque la mémoire de la République bafouée.

Soyons clairs : le spectacle de ces politiques qui réclament la tête de tous les “petits délinquants”, mais montent aux barricades pour défendre l’impunité de leurs copains, est d’une indécence absolue.
Ceux-là mêmes qui dénoncent la “culture de l’excuse” ne semblent pas gênés de trouver soudain toutes les circonstances atténuantes du monde à leurs amis.
Soudain, il faut respecter la présomption d’innocence, se méfier des juges, ne pas “jeter l’opprobre”…

La France mérite mieux que cette hypocrisie à deux vitesses.
Comment croire, une seule seconde, que la justice puisse être respectée par le citoyen lambda, quand elle est piétinée ou dénigrée par ceux qui sont censés en être les garants ?
Quand la “justice laxiste” ne l’est que pour les autres, ce n’est pas la justice qui est malade — ce sont ceux qui la trahissent à la première occasion.

Cette semaine encore, l’actualité nous l’a rappelé : il y a ceux qui jouent les donneurs de leçons tant que la lumière n’est pas braquée sur eux… et ceux qui, soudain, veulent qu’on oublie tout, qu’on pardonne tout, parce que la honte a changé de camp.
À force de retourner leur veste, ces politiques ont fini par perdre toute crédibilité.
Le vrai laxisme, ce n’est pas celui des juges, c’est celui d’une classe dirigeante qui s’invente des excuses à la carte, quand la justice la rattrape enfin.

Nota Bene :

Quand la justice condamne un politique, la machine à excuses se met en marche. “Laxisme” ? C’est toujours pour les autres… À quand une vraie égalité devant la loi ?

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