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Fini la carte grise gratuite ? L’électrique perd un gros avantage

C’est le genre de petite info qui passe inaperçue… et pourtant. Depuis le 1er mai, plusieurs régions françaises ont discrètement coupé l’exonération de carte grise pour les véhicules électriques. Fini la petite joie de voir la colonne “à payer” afficher “0 €”. Maintenant, même ceux qui veulent rouler propre devront sortir le portefeuille.

Et cette fois, ce n’est pas une rumeur d’internet ou une promesse floue du gouvernement : c’est déjà appliqué. La Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté ou encore le Centre-Val de Loire ont dit stop. D’autres suivront. Résultat : jusqu’à 300 ou 400 € de plus à débourser selon les régions. Sans parler des taxes additionnelles locales qui, elles, n’ont jamais disparu.

On entend déjà les pro-électriques s’agacer : “Mais alors, où sont passées les incitations ?” Bonne question. Parce que si l’on pousse les automobilistes à abandonner le thermique, encore faut-il leur tendre la main jusqu’au bout. Supprimer une aide de ce type, en douce, c’est comme retirer une béquille à un cycliste en descente : ça peut piquer très fort.

Et surtout, ça envoie un drôle de signal. L’électrique est censé incarner l’avenir, la solution propre, le progrès responsable… mais dès qu’il s’agit de budget, les incitations fondent comme neige sur un capot noir en plein soleil. On demande aux gens de changer leurs habitudes, mais on rogne les rares avantages qu’ils avaient pour le faire.

Alors oui, la gratuité de la carte grise n’était pas un argument massue pour tout le monde. Mais dans un contexte où le bonus écologique se resserre, où les bornes manquent encore dans certains coins, et où les modèles abordables se font rares, ce petit coup de canif dans l’aide publique passe mal.

Et si la vraie question, finalement, c’était : la transition électrique doit-elle vraiment se faire à nos frais, et à marche forcée ?

Nota Bene :

C’est fou comme un simple champ “0 €” dans une ligne administrative pouvait suffire à convaincre. Supprime-le, et soudain, le moteur électrique fait moins rêver.

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