Huit ans de crédit d’impôts : Johnny, star jusqu’au fisc ?
Laeticia Hallyday vient de vendre la fameuse villa de Marne-la-Coquette pour une petite dizaine de millions d’euros. L’objectif ? Régler une dette fiscale de 7,7 millions d’euros, laissée dans les bagages de feu Johnny. Huit ans après sa mort. Oui, huit ans pour payer le fisc. Toi, t’as déjà essayé de demander un délai de huit jours ?
Ce n’est pas tant le montant qui fait tiquer — après tout, Johnny brassait des millions, les redressements fiscaux ont suivi — que le traitement de faveur évident. Depuis quand le fisc attend si gentiment ? Chez les gens normaux, si tu paies ton tiers avec 24 heures de retard, tu prends 10 % de pénalité immédiate, sans discussion. Mais dans ce cas précis, il semble que la patience soit une qualité fiscale… à géométrie variable.
Alors bien sûr, Laeticia dit avoir été « dans l’impossibilité de vendre avant ». Le fisc a probablement accepté un arrangement. Mais comment expliquer à un commerçant ruiné par le Covid, ou à un retraité qui galère avec un trop-perçu, que certains peuvent négocier pendant huit ans, pendant que d’autres voient leur compte saisi en une semaine ?
Le plus ironique, c’est que cette maison avait été présentée comme un “sanctuaire”, un lieu de mémoire. Finalement, c’était surtout un actif liquide, un joli pion sur l’échiquier de l’administration. C’est là que le bât blesse : quand le fisc devient compréhensif pour les très riches, mais inflexible pour les autres, ce n’est plus de l’égalité, c’est du théâtre.
Et nous, on fait quoi ? On rêve d’un monde où on aurait, nous aussi, huit ans pour régler l’ardoise, le temps de vendre notre Twingo, ou d’attendre que la succession du vieux tonton se débloque.
Est-ce une question de célébrité ? De lobbying ? Ou tout simplement une autre illustration de cette France à deux vitesses, où les stars roulent en Harley et les autres à vélo… avec contrôle fiscal à la clé ?
Nota Bene:
Quand le fisc devient plus souple qu’un siège de Cadillac, ça interroge. Et si le délai fiscal devenait un privilège, comme une loge VIP au Stade de France ?
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