Aston Martin DB5 : icône britannique devenue star mondiale
Il y a des voitures qui marquent leur époque, et puis il y a celles qui traversent les générations avec une aura intacte. L’Aston Martin DB5 appartient sans conteste à la seconde catégorie. Élégante, racée, typiquement britannique, elle n’est pas seulement une prouesse d’ingénierie : elle est devenue un symbole universel, un objet de désir, une légende sur quatre roues. Et si elle est aujourd’hui encore l’une des voitures les plus emblématiques du XXe siècle, c’est aussi grâce à un agent secret très célèbre… Aujourd’hui encore, la DB5 est considérée comme une véritable voiture de collection, recherchée pour son élégance, sa mécanique et son statut d’icône de l’automobile britannique.
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Naissance d’une icône anglaise: l’Aston Martin DB5
L’histoire commence en 1963. Aston Martin dévoile la DB5, succédant à la DB4 avec pour ambition de repousser les limites du luxe et de la performance. À l’époque, la marque veut rivaliser avec les références italiennes tout en conservant une identité britannique forte. La voiture est alors pensée comme un subtil équilibre entre sophistication et puissance.
Derrière ses initiales “DB”, on retrouve David Brown, patron emblématique de la marque, qui a su insuffler une vision claire à la gamme. La DB5 s’inscrit dans cette continuité avec des ambitions assumées : séduire les gentlemen drivers autant que les amateurs de voitures sportives haut de gamme.
Pour les curieux de mécanique, jetez un œil à la fiche technique de la Aston Martin DB5
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Un design taillé pour l’élégance et la vitesse
Dès le premier regard, la DB5 frappe par sa beauté classique. Sa carrosserie est signée Touring Superleggera, avec des lignes tendues, un long capot, une calandre reconnaissable entre mille et des chromes élégants, jamais ostentatoires. C’est une voiture qui semble aussi à l’aise devant un palace de Londres que lancée à pleine vitesse sur une route de montagne.
Chaque détail est pensé pour séduire : les phares carénés, les pare-chocs raffinés, la courbe parfaite du pavillon. Il n’y a rien de superflu, et pourtant tout attire l’œil. Une sculpture roulante, comme on en voit peu.
Sous le capot : des performances dignes de l’époque
Techniquement, l’Aston Martin DB5 n’est pas en reste. Elle embarque un moteur 6 cylindres en ligne de 4,0 litres développant 282 chevaux dans sa version standard, et jusqu’à 314 pour la rare version Vantage. Pour l’époque, c’est impressionnant. La vitesse de pointe dépasse les 230 km/h, et le 0 à 100 est avalé en moins de 8 secondes.
La boîte de vitesses manuelle à 5 rapports est fluide, bien étagée, et le châssis offre un excellent compromis entre confort et tenue de route. Certes, elle n’est pas une voiture de circuit, mais sur route ouverte, elle excelle. Conduire une DB5, c’est comme enfiler des gants de cuir sur mesure : tout s’ajuste, tout répond, tout vibre avec noblesse.
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L’effet James Bond : une voiture immortalisée par le cinéma
Mais ce qui a vraiment propulsé la DB5 dans la stratosphère des légendes, c’est le cinéma. En 1964, elle devient la voiture de James Bond dans Goldfinger. Équipée de gadgets invraisemblables, mitraillettes, siège éjectable, plaque rotative, elle vole presque la vedette à Sean Connery.
L’impact est colossal. Le public tombe amoureux de cette voiture, devenue du jour au lendemain le fantasme absolu. Depuis, elle a été régulièrement remise à l’honneur dans la saga : GoldenEye, Casino Royale, Skyfall, No Time To Die… chaque apparition renforce le mythe. C’est un peu comme si la DB5 avait signé un contrat à vie avec Hollywood.
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Modèles dérivés et éditions spéciales
Face au succès de la DB5, Aston Martin décline le modèle. On voit apparaître une version cabriolet (DB5 Convertible), rare et très recherchée, ainsi qu’un étonnant Shooting Brake (break de chasse), produit à très peu d’exemplaires pour des clients très fortunés.
Plus récemment, la marque a lancé des “DB5 Continuation” : des répliques officielles, construites à la main, avec les gadgets du film Goldfinger, mais interdites de route. Un vrai bijou de collection. Et que dire des séries spéciales co-brandées James Bond, vendues à prix d’or aux enchères ou aux passionnés de cinéma ?
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Une légende au fil du temps
Aujourd’hui encore, l’Aston Martin DB5 fascine. Sur le marché de la collection, elle atteint des sommets. Certaines versions dépassent les 2 millions d’euros aux enchères. Mais au-delà du prix, c’est l’aura qui impressionne. Elle est présente dans les concours d’élégance, dans les musées, dans les garages de quelques chanceux… et dans l’imaginaire collectif.
Posséder une DB5, c’est comme avoir un morceau d’histoire, de cinéma, de culture automobile. C’est rouler dans une œuvre d’art qui fait battre les cœurs — et pas seulement celui des fans de Bond.
Conclusion
L’Aston Martin DB5 n’est pas simplement une voiture ancienne. C’est une légende roulante, qui incarne à elle seule le raffinement britannique, la passion mécanique et la magie du cinéma. Elle reste, à ce jour, l’une des voitures les plus reconnaissables et les plus désirées au monde.
Nota Bene
C’est fou comme une ligne de carrosserie et un siège éjectable peuvent marquer l’Histoire. Quand l’élégance anglaise épouse l’adrénaline du grand écran, il ne reste qu’à s’incliner : la DB5, c’est du cinéma… grandeur nature.
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