Abbemus papam fumée blanche c'est le joint de culasse en bd

Abbemus papam : Fumée blanche, c’est le joint de culasse

Fumée blanche au Vatican. Comme à chaque conclave, le rituel a été respecté à la lettre : regards tendus vers la cheminée, silence suspendu place Saint-Pierre, puis exultation des foules. Un nouveau pape a été élu.

Mais dans une époque aussi instable, que peut-on encore attendre d’un tel événement ? Pour certains, c’est un souffle d’espérance. Pour d’autres, une simple tradition bien huilée, dont le moteur tourne en roue libre. On regarde la fumée, on guette un nom, un visage, un style. Puis on attend.

Car tout commence vraiment maintenant. Qui sera-t-il ? Un pasteur attentif aux oubliés, aux fragiles, aux cabossés du monde ? Ou un prince spirituel qui s’adresse surtout aux puissants, en bénissant les vainqueurs ? Le plus souvent, la réponse est floue, enveloppée dans un langage feutré où chacun entend ce qu’il veut.

Il faut dire que les derniers papes ont chacun tenté de réconcilier les contraires : modernité et tradition, fermeté doctrinale et posture bienveillante. Un exercice d’équilibriste permanent, qui finit parfois par donner le vertige. Et celui-là ? Va-t-il surprendre ? Ou seulement confirmer l’ordre établi ?

Ce n’est pas un reproche. Le monde est devenu si éclaté, si complexe, que même les plus hautes autorités peinent à se faire entendre. Mais il serait bon, de temps en temps, qu’un pape parle clair. Qu’il ose trancher. Qu’il ne soit pas seulement élu pour maintenir l’équilibre, mais pour redresser un axe qui penche.

Pour l’instant, tout ce qu’on sait, c’est qu’il y a eu de la fumée blanche. Et que certains, peut-être un peu ironiques, y verront le signe d’un joint de culasse qui lâche, plutôt que celui d’un nouvel élan spirituel. L’image est facile, mais elle dit aussi quelque chose : quand la fumée monte, il n’y a pas toujours combustion. Parfois, il n’y a que la surchauffe.

Nota Bene

Élection papale ou panne mécanique, les deux commencent souvent par de la fumée blanche. Reste à savoir si c’est le moteur qui démarre… ou qui s’effondre.

À lire aussi : Notre billet d’hier sur les députés en pause

Ne ratez aucun billet d’humeur

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *