Vigilence vent. Manche à air gonflée par le vent sous un ciel orageux, éclairée par une lumière de fin de journée dramatique

Vigilance vent : à force d’alerter pour rien, plus personne n’écoute

Encore une vigilance vent aujourd’hui. Pas une tempête, pas une alerte rouge. Juste un petit vent soutenu. Les arbres bougent, les feuilles volent un peu. Rien de plus. Mais pourtant, les parcs sont fermés, les cimetières aussi.Et comme tout le monde a été prévenu, chacun s’empresse de prendre sa précaution, quitte à ce qu’elle soit absurde.

Le problème n’est pas le vent. Le problème, c’est le principe de précaution devenu réflexe administratif. Un coup de vent annoncé, même modéré, et la mécanique se met en marche : vigilance jaune, orange ou rouge, communiquée à toute la hiérarchie. Si jamais un accident survient et qu’aucune mesure n’a été prise, on cherchera un coupable. Alors, par sécurité (juridique, pas météorologique), on ferme tout.

Mais ce réflexe, devenu presque pavlovien, produit l’effet inverse de celui recherché.

La météo en mode alerte permanente

Aujourd’hui, nous avons des vigilances pour le vent, la grêle, les inondations, les fortes marées, la neige, et bientôt peut-être pour le pollen ou le soleil couchant. L’intention affichée est louable : prévenir (même si l’intention réelle est de se couvrir), le résultat est un enchaînement d’alertes souvent déconnectées de la réalité.

Résultat ? Les gens n’écoutent plus. Le message devient bruit de fond. Pire : quand l’alerte sera réellement nécessaire, elle passera inaperçue. C’est le syndrome de Pierre et le loup, version administrative.

Fermer pour ne rien risquer… ou ne plus rien vivre ?

Le résultat est que les parcs, et même les cimetières, sont fermés au moins une fois par mois, alors que neuf fois sur dix, il y a un vent qui ne ferait pas bouger une stèle ni tomber une croix.
On ne peut pas vivre en s’inquiétant de tout, tout le temps.
À force de vouloir prévenir tous les risques, on finit par vivre dans une société qui surprotège tout… sauf le bon sens.

La précaution devient pire que le mal.

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