Flotte américaine menée par le porte-avions USS Nimitz au coucher du soleil, en route vers le détroit d’Ormuz.

Trump, l’Iran et l’arrogance made in USA

Il y a quelque chose d’irréel dans le fait de voir une nation de 250 ans donner des leçons de civilisation à des peuples qui ont traversé les millénaires. Les États-Unis s’agitent à nouveau dans le golfe Persique : la 6e flotte est déjà sur place, et le porte-avions USS Nimitz, flanqué de son armada, aurait changé de cap pour rejoindre les abords du détroit d’Ormuz. Objectif non déclaré, mais à peine voilé : l’Iran. Encore.

L’Amérique veut punir, corriger, “stabiliser”… comme à son habitude. Elle arrive en terrain complexe, bombarde quelques installations, proclame avoir rétabli l’ordre, puis repart — parfois. Et entre-temps ? Elle laisse des ruines fumantes et des rancunes durables.

On pourrait en rire si ce n’était pas tragique.
Comme un tractopelle dans un musée, Washington fonce tête baissée dans des terres dont elle méprise la profondeur culturelle. Les Perses ? 5000 ans d’Histoire. La Chine ? Une continuité impériale presque ininterrompue. Et l’Europe ? Des racines mêlées, profondes, parfois contradictoires, mais indéniables. Face à ça, les États-Unis agitent leur passeport étoilé comme une carte d’accès universelle à la vérité.

Ironie mordante : sur leur propre sol, ils ont eu une civilisation autochtone millénaire, riche de savoirs, de mythes, de sagesses. Que sont-ils devenus ? Massacrés, assimilés ou réduits au silence. Le message implicite : l’Histoire commence quand l’Amérique le décide.

Alors oui, ils sont puissants. Oui, leur armement est terrifiant. Mais combien de temps peut-on dominer sans comprendre, bombarder sans apprendre, gagner sans grandir ?
Peut-être qu’un jour, une nation se lèvera pour leur dire ce qu’ils répètent aux autres : “il est temps de faire votre autocritique”.

Nota Bene

On oublie souvent que l’Iran moderne, c’est aussi l’héritier de Cyrus, Darius, des mathématiciens et des poètes. Penser le vaincre avec des missiles, c’est confondre la poussière du désert avec un tapis usé. Spoiler : certains tapis volent encore.

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