Laurent Wauquiez diner argent public Le chateau de la Chaize.

Laurent Wauquiez et son dîner à 100 000 € : l’art de dépenser l’argent public

Il y a des nouvelles qui donnent la nausée, même à jeun. Dernier menu du jour : Laurent Wauquiez, ex-président de la région Rhône-Alpes, s’est offert un “dîner des sommets” à près de 100 000 €, payé intégralement par le contribuable. Et ce n’est pas un sketch, c’est la réalité. Pendant que la France entière serre la ceinture, voilà un futur candidat à la présidence qui ne regarde même pas l’étiquette… du prix.

Certains diront : “Il faut bien réunir les forces vives de la région !” Mais qui étaient ces invités ? Mystère et boule de gomme. Car la liste, pourtant exigée par l’opposition et ordonnée par le tribunal administratif, est soigneusement gardée sous clé. Plusieurs jugements ? On s’en moque : la région fait la sourde oreille, traîne les pieds, et va jusqu’à saisir le Conseil d’État pour ne pas lâcher les noms. On croit rêver : des institutions entières mobilisées, des avocats payés, tout ça pour cacher qui s’est goinfré à nos frais.
Ce qu’il y a de fascinant, c’est cette capacité à jouer la montre, à user des recours et des arguties pour esquiver l’essentiel. “Transparence”, qu’ils disaient ! L’État de droit ? Apparemment, c’est pour les autres. Ici, l’opacité est reine, et la confiance publique piétinée comme un vulgaire tapis de salle à manger.

On finit par en savoir un peu, grâce aux fuites : sportifs célèbres, chefs d’entreprise, quelques têtes d’affiche — mais surtout, un grand absent : la décence. L’argent public, pour certains, c’est comme un buffet ouvert : on se sert, et la note, ce sont les autres qui la paient.
Et ce qui choque le plus ? Ce n’est même pas la somme. Après tout, on sait que les “grands” de ce monde aiment s’offrir des festins. Mais ici, il s’agit d’un homme qui rêve de devenir Président de la République, qui s’affiche comme garant de l’autorité et de l’exemplarité, et qui, face à une décision de justice, préfère la fuite à la responsabilité.

On aimerait voir, un jour, un politique payer de sa poche ces petits caprices de luxe. Soudain, le prix du menu serait sans doute beaucoup moins salé. Ce mépris affiché des décisions du tribunal administratif, ce refus obstiné de jouer le jeu de la transparence, c’est tout simplement indigne d’une fonction publique — de la mairie d’un petit village à la tête de l’État.
Alors oui, on est en droit de s’interroger : comment un candidat qui ne respecte pas les règles fondamentales du pays dont il veut prendre la tête pourrait-il défendre l’intérêt général ? Est-ce qu’on ne devrait pas, tout simplement, lui interdire d’y prétendre ?
On pourra toujours parler d’intelligence politique, de stratégie, de réseaux… Mais la dignité, l’honneur, le respect de l’argent public, ça ne s’achète pas, même chez Bocuse.

Nota Bene :

Quand l’argent public devient une simple ligne sur l’addition, la confiance s’effrite. L’exemplarité, ce n’est pas une option : c’est la base pour mériter la confiance des citoyens.

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