Embouteillage massif au péage lors d’un week-end de départs en vacances, avec des centaines de véhicules bloqués sous un ciel dégagé.

Pourquoi part-on tous en vacances le même jour ?

Chaque année, c’est pareil. Le dernier samedi de juin, le premier de juillet, le 15 août, tout le monde semble avoir reçu la même convocation : “Veuillez vous présenter à l’entrée de l’autoroute à 7h15 pour le grand départ collectif.” Résultat : des files à perte de vue, des enfants qui hurlent à l’arrière, des adultes qui se demandent s’ils arriveront un jour à destination… et Bison Futé qui vire au noir comme une cafetière oubliée sur le feu.

Mais sérieusement, pourquoi part-on tous exactement au même moment ? Il y a là un mystère français, une sorte de tradition tacite qu’on accepte sans la questionner. Pourtant, personne n’aime les bouchons. Personne ne se dit : “Tiens, si on passait 8 heures sur l’A7 avec une clim qui fait semblant de souffler ?” Alors ?

Est-ce le calendrier scolaire ? Les congés imposés ? Les locations du samedi au samedi ? Sans doute un peu de tout ça. Mais il y a aussi cette obsession du “vrai départ”, du “top départ des vacances” qu’il ne faut pas rater. Comme si la détente n’avait de valeur que si elle est précédée d’une épreuve initiatique motorisée.

Et puis il faut dire qu’on aime ça, râler sur la route. C’est devenu un sport national, un sujet de discussion incontournable à l’arrivée : “Vous avez mis combien, vous ?” “Ah nous, 12 heures, mais avec une pause flunch à Montélimar.” Comme si souffrir ensemble nous reliait mieux que les réseaux sociaux.

La vérité, c’est qu’on pourrait très bien partir un mardi, un jeudi, ou même un dimanche matin à 5h. Mais non. Parce que le vrai départ en vacances, c’est celui qui commence dans les bouchons, avec un Thermos, la radio qui crachote, et un GPS qui vous dit d’éviter une zone rouge pour passer… par une autre zone rouge.

Alors, pourquoi part-on tous le même jour ? Peut-être parce qu’au fond, on a besoin de ce chaos rituel pour vraiment décrocher. Un peu comme s’il fallait s’arracher à la routine dans la douleur pour savourer la récompense. Un rite de passage moderne, à base de péages, d’aires bondées et de sandwichs triangle.

Nota Bene Discover

Le premier jour de vacances en France ne commence pas à la plage, mais dans un embouteillage. C’est notre version du grand départ : un peu absurde, très bruyante… et profondément nationale.

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