Le QI en chute libre… ou l’effet “caisse automatique” dans les supermarchés ?
On le lit partout ces derniers temps : le QI moyen baisserait dans de nombreux pays développés, après des décennies de hausse constante. Les neuroscientifiques s’inquiètent, les éditorialistes s’enflamment : sommes-nous devenus moins intelligents ? Ou alors, c’est juste que notre intelligence ne sert plus à la même chose ?
Avouons-le : quand on regarde autour de nous, il y a parfois des signes qui ne trompent pas.
Tenez, l’autre jour au supermarché, la scène m’a laissé rêveur.
Entre la file d’attente classique (caissière, “bonjour”, bip bip, monnaie) et la grande rangée de caisses automatiques, des caissières… postées devant les caisses automatiques.
Pas pour encaisser, non, mais pour “aider” les clients à utiliser la machine censée remplacer leur métier.
Vous la voyez, l’ironie ?
C’est comme si on recrutait un moniteur pour expliquer comment pédaler sur un vélo d’appartement.
La technologie est censée simplifier, et finalement on se retrouve à rajouter une couche humaine pour expliquer comment utiliser la machine.
Mais revenons au fameux “QI en chute libre”. Plusieurs études (notamment en Scandinavie, aux États-Unis, au Royaume-Uni) montrent que depuis les années 90, le QI moyen recule, alors qu’il avait progressé pendant tout le XXe siècle.
On appelle ça le “reverse Flynn effect”, un nom qui sonne comme une option de lavage rapide, mais qui désigne un phénomène bien réel.
Les raisons ?
Trop de numérique, moins de lecture, un environnement mental saturé, des écoles qui s’alignent sur la facilité… et peut-être une société qui valorise la rapidité plus que la réflexion.
Mais franchement, est-ce si surprenant ?
Quand la machine prend en charge tout ce qui était “compliqué” (compter sa monnaie, faire une addition mentale, lire une étiquette), nous, on finit par ne plus rien faire du tout.
Résultat : on se retrouve à regarder la caissière… qui regarde la caisse automatique… qui attend qu’on tape sur l’écran.
Alors, est-ce la faute des machines, ou la nôtre ?
Est-ce qu’on devient plus bête, ou est-ce qu’on s’adapte juste à un monde où il vaut mieux scanner un code-barre que résoudre un sudoku ?
Un petit frisson de nostalgie parcourt le dos à chaque bip électronique.
Peut-être que le vrai signe de la chute du QI, ce n’est pas dans les tests, mais dans ce moment où tout le monde, attend sagement que la “vraie” caissière vienne sauver la “caisse automatique” d’un bug…
Comme quoi, la technologie a peut-être un QI plus élevé que nous.
Ou alors, c’est juste la société qui, parfois, oublie d’appuyer sur “valider”.
Nota Bene :
Le QI baisse-t-il vraiment, ou sommes-nous simplement plus assistés qu’avant ? La réponse, on la trouvera peut-être à la prochaine panne de la caisse automatique. Ou pas.
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