Radar de chantier moderne au bord d’une route, circulation de voitures, zone de travaux temporaire sous ciel bleu, ambiance photo de reportage.

Radars de chantier : stress sur la route, jackpot pour l’État ?

C’est la petite surprise qui attend chaque automobiliste au détour d’un virage ou d’un panneau “travaux” : le retour en force des radars de chantier, aussi discrets qu’efficaces. On croyait déjà avoir tout vu avec les cabines fixes et les voitures banalisées ? Pas de chance : les radars baladeurs, eux, semblent avoir la bougeotte. Et autant le dire tout de suite : pour le portefeuille des conducteurs, la rentrée s’annonce salée.

Cet été, alors que la France est devenue un vaste terrain de pelleteuses et de chantiers à rallonge, les radars itinérants se sont invités partout, du centre-ville aux nationales perdues. Il faut dire que la tentation est grande : quoi de plus simple que de déposer un radar mobile au bord d’une route deserte limitée à 30 “pour travaux” ? Les automobilistes, eux, passent de la plage au piège à PV sans transition, souvent pour quelques petits kilomètres par heure de trop. On se demande parfois si ces appareils ne sont pas plus prompts à détecter le porte-monnaie qu’à protéger le travailleur en gilet fluo.

“Sécurité avant tout”, nous dit-on. Certes, personne n’a envie de mettre en danger les ouvriers ou les usagers. Mais entre nous, qui n’a jamais eu l’impression de participer à un grand jeu de piste ? Trouver le radar caché, éviter la prune, tout ça sous le regard des panneaux orange “Attention, contrôles automatiques fréquents”. À croire que la route se transforme en casino à ciel ouvert, où l’État gagne à tous les coups !

La question n’est pas de contester la sécurité des zones de travaux. Mais la multiplication des radars baladeurs, parfois déplacés chaque nuit pour surprendre toujours plus d’automobilistes, finit par générer du stress plus que de la prudence. Quand ralentir devient un réflexe de peur du PV plutôt qu’un acte de bon sens, la pédagogie a-t-elle encore sa place sur nos routes ? Faut-il vraiment en arriver à conduire l’œil rivé sur le compteur, oubliant le paysage et la vraie vigilance ?

Derrière chaque flash, il y a une recette qui grimpe : l’État n’a jamais autant encaissé d’amendes issues de ces radars “provisoires” mais terriblement rentables. Et pendant ce temps-là, les conducteurs râlent, pestent, mais s’habituent peu à peu à cette loterie quotidienne. Ironie du sort : plus le radar bouge, plus l’automobiliste se crispe. Et la boucle est bouclée.

Alors, bientôt un radar de chantier à la sortie de chaque village ? Difficile de parier sur la prochaine étape, mais une chose est sûre : sur la route, il faudra plus que jamais garder les yeux ouverts… et le pied léger.

Nota Bene

Les radars de chantier rapportent chaque année des millions d’euros à l’État. Pour les automobilistes, ils incarnent surtout la nouvelle génération de stress routier, entre sécurité nécessaire et sentiment d’injustice.

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