Graphique de l’évolution de la population mondiale montrant l’accélération démographique entre 1800 et 2100 avec projection à plus de 10 milliards d’habitants.
|

Progrès technique, et si tout dépendait simplement du nombre d’humains ?

Depuis des décennies, beaucoup de gens ont l’impression de vivre dans une accélération permanente. Les technologies changent sans arrêt, les découvertes s’enchaînent, les outils deviennent obsolètes en quelques années et ce qui paraissait futuriste hier devient banal aujourd’hui.

Mais au fond, une question assez simple mérite peut-être d’être posée. Et si toute cette accélération du progrès technique dépendait surtout… du nombre d’humains présents sur Terre ?

L’idée paraît presque trop simple, mais elle devient fascinante quand on y réfléchit quelques minutes. Après tout, plus il y a d’êtres humains, plus il y a potentiellement :

  • d’inventeurs,
  • de chercheurs,
  • d’ingénieurs,
  • de médecins,
  • d’entrepreneurs,
  • et simplement de cerveaux capables d’avoir une idée nouvelle.

Une planète comptant quelques centaines de millions d’habitants ne peut probablement pas produire autant d’innovation qu’une planète peuplée de huit milliards de personnes reliées instantanément par internet.

Quand on regarde l’Histoire, le parallèle est troublant. Pendant des siècles, le progrès avançait lentement. Puis la population mondiale a explosé, les échanges se sont multipliés, les villes se sont développées, les connaissances ont circulé plus vite… et soudain, l’humanité a commencé à accélérer brutalement.

Le XXe siècle résume parfaitement ce phénomène. Automobile, aviation, nucléaire, informatique, internet, médecine moderne, conquête spatiale… en quelques générations seulement, le monde a changé davantage que pendant plusieurs siècles précédents.

Et au fond, cela paraît presque logique. Plus il y a de cerveaux, plus il y a de chances que certains trouvent quelque chose.

Mais une autre question devient encore plus fascinante aujourd’hui. Cette logique historique est-elle en train de changer avec l’arrivée de l’intelligence artificielle ? Car jusqu’à présent, le progrès dépendait surtout du nombre d’humains capables de réfléchir, calculer, tester ou inventer. Désormais, des intelligences artificielles commencent elles aussi à écrire du code, analyser des données, proposer des solutions techniques ou accélérer la recherche scientifique.

Autrement dit, pendant des millénaires, la puissance intellectuelle de l’humanité dépendait directement du nombre de cerveaux humains disponibles. Mais demain, ce lien pourrait peut-être disparaître. Et c’est là que le sujet devient presque vertigineux.

Car dans beaucoup de pays développés, la population vieillit et la natalité ralentit fortement. Historiquement, cela aurait probablement signifié un ralentissement progressif du progrès technique. Pourtant, avec l’IA, il est possible que l’humanité continue au contraire d’accélérer.

Au fond, l’histoire du progrès ressemble peut-être à quelque chose de beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Pendant des siècles, l’humanité avançait surtout parce qu’il y avait toujours plus d’humains pour penser le monde. Aujourd’hui, pour la première fois, cette règle pourrait être en train de changer.

Et personne ne sait vraiment jusqu’où cela peut nous mener.

Nota Bene :

Le plus fascinant dans cette idée, c’est qu’elle transforme complètement notre vision du progrès. Pendant longtemps, plus d’humains signifiait plus d’idées. Avec l’IA, le moteur principal de l’innovation pourrait peut-être devenir autre chose que l’humanité elle-même.

À lire aussi : Marchés de plein air, pourquoi les Français y reviennent toujours

Si ce regard sur l’actualité vous parle, je publie un billet d’humeur chaque jour.

Ne ratez aucun billet d’humeur

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *