Vue de la vallée de la chimie à Lyon, avec de nombreuses cheminées industrielles dégageant de la fumée sous un ciel bleu ; un texte "BARBECUES INTERDITS !!!" est ajouté en haut de l’image.

Pour lutter contre la pollution, Lyon déclare la guerre aux merguez

Lyon suffoque. Le ciel est gris, l’air pique les yeux, et la vallée de la chimie mérite plus que jamais son nom. Entre les tuyauteries d’Arkema, les torchères de Total et les relents permanents des industries du Rhône, c’est toute une région qui baigne dans les vapeurs toxiques. Le pic de pollution est là, massif, mesuré, indiscutable.

Et nos élus ? Que font-ils ? Ils interdisent… les barbecues à charbon.

Non, ce n’est pas une blague. Pendant que les usines tournent à plein régime, pendant que des nappes phréatiques entières continuent de se charger en PFAS et autres joyeusetés, l’ennemi public numéro un serait donc… votre grill à saucisses. Votre modeste barbecue du dimanche.

On aurait pu en rire si ce n’était pas aussi lamentable. Mais voilà : à force de prendre les gens pour des imbéciles, ils finissent par y croire. Parce qu’il faut bien l’admettre : si on a les élus qu’on mérite, alors on doit être bien minables pour supporter un tel ramassis d’incompétents à la tête de nos villes. Mais qui a bien pu avoir une idée pareille?

Des gens capables de pointer du doigt un morceau de charbon quand la vallée entière fume comme un champ de pétrole en feu. Des responsables politiques qui n’osent pas affronter les vrais pollueurs, mais qui se donnent bonne conscience sur le dos des particuliers. Ce niveau d’absurdité, c’est comme balayer la plage pour lutter contre la montée des eaux. Du bruit, du vent, mais aucun impact, à part celui d’attirer les foudres de la population.

La vraie question, c’est : combien de temps encore va-t-on avaler ça sans broncher ? Combien de temps allons-nous laisser faire pendant que les cheminées, elles, restent grandes ouvertes ?

Nota Bene :

Si interdire les barbecues pouvait sauver l’air de la vallée de la chimie, ça se saurait. Mais non. Ce qu’on respire aujourd’hui, c’est surtout le parfum de l’hypocrisie.

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