Immatriculation trottinettes, l’Espagne frappe fort dès 2026
Il fallait que cela arrive quelque part, et c’est l’Espagne qui ouvre le bal. À partir du 2 janvier 2026, les trottinettes électriques considérées comme véhicules motorisés devront être assurées et inscrites dans un registre national, l’équivalent d’une immatriculation. Oui, tu as bien lu. Finies les trottinettes anonymes qui se faufilent entre les voitures comme des poissons dans un port. Désormais, rouler sans assurance pourra coûter cher, et certains médias évoquent même des sanctions proches de celles d’un conducteur classique. Une idée simple, presque évidente, mais qui fait l’effet d’un pavé dans la mare.
Il faut dire que les usages ont explosé ces dernières années. Les trottinettes sont partout, parfois en plein milieu du trottoir, parfois à contresens, parfois pilotées comme si elles étaient en pleine étape du Tour de France. L’intention espagnole est donc limpide. L’objectif n’est pas de punir mais de responsabiliser. Quand on roule à 30 km/h sur une machine de 20 kilos, on transporte un petit projectile, pas un jouet. Alors pourquoi ne pas appliquer des règles de base, comme l’assurance en cas d’accident ou l’identification en cas d’infraction ?
Le plus drôle dans l’histoire, c’est que beaucoup de pays observent cette réforme avec une curiosité mêlée d’envie. Après tout, immatriculer une trottinette, c’est un peu comme mettre de l’ordre dans une fête qui s’éternise. On éteint la musique, on rallume la lumière, et on demande à tout le monde de montrer sa carte d’identité. Pas sûr que cela plaise à tout le monde, mais au moins les règles deviennent claires.
Pour la France, la question se pose déjà. On a multiplié les obligations, on a renforcé les règles, mais le flou reste confortable. Un flou bien pratique, tant qu’il évite les débats trop bruyants. Mais combien de temps encore ? La réforme espagnole pourrait bien faire office de déclencheur. Et si on instaurait une immatriculation trottinettes chez nous, avec une assurance obligatoire pour les modèles plus rapides ou plus puissants ? Rien de délirant. D’autant que certaines infractions en trottinette entraînent déjà des retraits de points sur le permis. Un rappel discret que la trottinette n’est pas un passe droit.
Alors, avec cette annonce espagnole, une question s’impose. Sommes-nous prêts à accepter que la trottinette devienne un vrai véhicule, avec un vrai cadre légal, et pas seulement une extension de nos baskets ? Peut-être que oui. Peut-être que non. Mais l’Espagne vient de mettre un sacré coup de pied dans la fourmilière.
Nota Bene :
Je me demande parfois si nos réglementations avancent vraiment ou si elles attendent toujours qu’un voisin ose faire le premier pas. Ce sujet des trottinettes en est une belle illustration, presque amusante, comme un miroir tendu à nos habitudes.
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