Ferrari Amalfi trois quarts arrière
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Ferrari Amalfi : la nouvelle Gran Turismo de Maranello

Depuis la disparition programmée de la Roma, le catalogue Ferrari semblait manquer d’un chaînon essentiel : une GT élégante, rapide, utilisable au quotidien sans renier l’ADN de Maranello. C’est désormais chose faite avec l’arrivée de la Ferrari Amalfi, nouvelle Gran Turismo 2+2 qui incarne une vision moderne du luxe sportif. Présentée comme modèle 2026, elle entend séduire une clientèle exigeante, entre tradition et innovation. Décryptage d’un modèle déjà très attendu.

Crédit photo: Ferrari

Ferrari Amalfi avant

Ferrari Amalfi : une nouvelle Gran Turismo à l’élégance assumée

Dès les premiers clichés, la Ferrari Amalfi impressionne par ses lignes. On y retrouve l’élégance fluide de la Roma. mais avec une personnalité plus marquée : nervures prononcées, calandre retravaillée, boucliers plus agressifs. En réalité, l’Amalfi ne fait pas que succéder à la Roma : elle s’inscrit dans la grande tradition des Ferrari Gran Turismo à moteur avant, dans l’esprit des 365 GTB/4 Daytona ou de la 550 Maranello. Même si le V12 a laissé place à un V8 biturbo plus compact, l’ADN est bien là : un coupé 2+2 taillé pour avaler les kilomètres avec prestance et panache. Les optiques effilées rappellent certains codes inaugurés sur la 296 GTB, tout en conservant une signature lumineuse propre à ce nouveau modèle.

La silhouette en arc tendu, typique des GT italiennes, reste centrale : capot long, pavillon fuyant, porte-à-faux arrière mesuré. L’Amalfi reste basse, racée, mais semble visuellement plus large, plus plantée. Un peu comme si la Roma s’était mise à la musculation tout en conservant sa grâce.

Crédit photo: Ferrari

Un habitacle épuré, toujours tourné vers le luxe sportif

À l’intérieur, Ferrari poursuit sa mue digitale sans trahir ses racines. L’Amalfi offre un double cockpit net et structuré : un espace conducteur tourné vers la route, et un espace passager pensé comme un cocon technologique. Le combiné 100 % numérique se double d’un écran central en retrait, et surtout, d’un petit écran passager — une coquetterie apparue sur les dernières créations maison.

Les matériaux sont à la hauteur de la légende : cuir pleine fleur, Alcantara, aluminium brossé… Rien ne jure. Les sièges 2+2 restent symboliques à l’arrière, mais permettent d’envisager un petit voyage à quatre ou d’y déposer des sacs. Une vraie GT, pas une pistarde inconfortable.

Ferrari Amalfi intérieur

Sous le capot : V8 bi-turbo et boîte à double embrayage

Pas de révolution côté moteur, mais une évolution logique. La Ferrari Amalfi conserve un V8 3.9 litres biturbo, très probablement issu de la Roma mais optimisé. Il devrait proposer autour de 630 chevaux, toujours sans hybridation — une rareté en 2026.

Ce moteur est associé à une boîte automatique à double embrayage 8 rapports, déjà éprouvée sur plusieurs modèles de la marque. Le couple s’annonce généreux, la réponse franche, et la sonorité… travaillée. Car même si les normes évoluent, une Ferrari se doit de faire vibrer autant les tympans que les rétines.

Crédit photo: Ferrari

Ferrari Amalfi moteur

Une GT pensée pour la route… mais qui sait accélérer

L’Amalfi est une voiture de route, et elle l’assume. Mais attention : une Ferrari reste une Ferrari. Avec un 0 à 100 km/h probablement autour des 3,4 secondes, et une vitesse de pointe dépassant les 320 km/h, elle n’a pas grand-chose à envier à certaines supercars.

Ce qui la distingue, c’est son équilibre. Poids bien réparti, direction incisive mais douce à haute vitesse, suspensions pilotées… La conduite promet d’être un mélange d’aisance et de précision. Comme mettre une ballerine sur un ring, et la voir danser sans effort.

Crédit photo: news.dupontregistry

Ferrari Amalfi vs Roma

Ferrari Amalfi vs Roma : vraie rupture ou évolution douce ?

La comparaison est inévitable. La Roma, apparue en 2020, avait marqué un retour de Ferrari vers l’élégance discrète, après plusieurs modèles plus extrêmes. L’Amalfi reprend cette philosophie, mais la pousse plus loin. Elle se veut plus affirmée, plus aboutie, et sans doute plus confortable.

Si la Roma était une évocation nostalgique des GT des années 60, l’Amalfi affiche une volonté de modernité assumée. Moins sensuelle, mais plus technique. Moins charmeuse, mais plus musclée. On sent chez Ferrari l’envie de réconcilier les deux clientèles : les amateurs de style, et les amateurs de performance pure.

Crédit photo: Ferrari

Date de sortie, prix estimé et positionnement dans la gamme

La Ferrari Amalfi devrait entrer en production courant 2026, avec des premières livraisons attendues pour le printemps 2027. Aucune grille tarifaire officielle n’a encore été communiquée, mais les premières estimations évoquent un prix de base autour de 260 000 € — hors options bien sûr.

Elle viendra se placer juste en dessous de la 812 Competizione (qui approche la retraite) et bien au-dessus de feu la Portofino. L’Amalfi devient donc le seul coupé GT 2+2 “raisonnable” de la gamme, en attendant une hypothétique version hybride ou spider.

Ferrari Amalfi ligne épurée

Conclusion

La Ferrari Amalfi s’impose déjà comme une évidence dans la gamme 2026 du constructeur italien. Élégante, musclée, technologique mais pas aseptisée, elle incarne ce que Maranello sait faire de mieux : créer des voitures aussi belles à regarder que passionnantes à conduire.
Elle ne révolutionne pas la formule GT, mais elle la sublime avec justesse. Et dans un monde automobile de plus en plus normé, la voir débarquer sans hybridation, avec un V8 pur, a quelque chose de rassurant — presque audacieux.

Nota Bene

Chez Ferrari, chaque nouveauté a le goût du frisson maîtrisé. L’Amalfi ne rugit pas pour impressionner, elle roule pour convaincre. Et dans le miroir de la Roma, c’est son propre reflet qu’elle dépasse.

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