Bonnes résolutions de la rentrée couchées sur un carnet de cuir

Faut-il encore croire aux bonnes résolutions de la rentrée ?

C’est chaque année la même scène. Août s’étire, les cahiers neufs s’empilent dans les rayons, et voilà que fleurissent les listes de “bonnes résolutions” : se remettre au sport, manger plus sain, trier ses mails, lire un livre par semaine… On dirait presque un rite païen, un mélange de superstition et de naïveté, comme si la rentrée possédait un pouvoir magique pour tout recommencer à zéro. Mais au fond, faut-il encore croire à ce grand jeu d’illusions ?

Soyons honnêtes, qui n’a jamais couché sur papier ces promesses de septembre ? Chaque année, on se jure que cette fois, c’est la bonne. On achète un agenda flambant neuf, on s’abonne à la salle de sport (pour deux séances, puis plus rien), on remplit son frigo de légumes oubliés qui finiront tristement flétris. La motivation est là, éclatante comme la lumière de fin d’été… puis l’automne arrive, la routine reprend, et les résolutions s’évanouissent plus vite qu’un bon souvenir de vacances.

Pourquoi ce phénomène ? Peut-être parce que la rentrée agit comme un “reset” social : tout le monde repart, on se compare, on veut être “meilleur”, plus efficace, plus heureux, bref, plus tout. Les réseaux sociaux y mettent leur grain de sel : il faut partager son bullet journal, ses objectifs, ses “morning routines” aussi calibrées qu’un spot publicitaire. Mais la vraie vie, c’est rarement Instagram. Entre les imprévus, la flemme et les micro-échecs du quotidien, difficile de tenir le cap, même avec la meilleure volonté du monde.

Et si la question n’était pas “Faut-il croire aux bonnes résolutions ?” mais plutôt “Faut-il encore les faire comme avant ?” Peut-être que la clé, c’est d’arrêter de viser la perfection en septembre pour mieux s’autoriser à évoluer toute l’année. Plutôt que de se mettre la pression avec une to-do list longue comme un jour sans pain, pourquoi ne pas essayer de changer une seule chose, doucement, sans grand spectacle ? Ou, plus radical, accepter que certaines résolutions sont là… juste pour rêver.

Après tout, il y a un charme à faire semblant d’y croire, comme on croit encore au Père Noël ou à la galette des Rois gagnée à tous les coups. Tant que ça nous donne l’élan de démarrer, l’illusion n’est pas si mauvaise.

Nota Bene :

Chaque rentrée, on fait des listes de bonnes résolutions qu’on oublie parfois vite… Mais l’envie d’y croire reste un moteur, même fugace, pour avancer.

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