Les bonnes résolutions auto que l’on oublie dès janvier
Chaque début d’année, c’est le même rituel. On se souhaite la santé, la réussite, et… on se promet d’être un meilleur automobiliste. Plus calme, plus responsable, plus raisonnable. Des bonnes résolutions auto pleines de bonnes intentions, écrites quelque part entre deux coupes de champagne. Et pourtant, dès janvier, tout s’évapore.
Première promesse classique : je vais conduire plus doucement. Fini les accélérations inutiles, les dépassements impatients, les petits excès tolérés. Et puis il y a ce feu qui passe à l’orange, ce camion qui traîne, cette route familière où l’on connaît chaque virage. La résolution fond aussi vite que le givre sur le pare-brise.
Autre engagement incontournable : je vais moins utiliser la voiture. On prendra le vélo, les transports, on marchera davantage. En théorie, c’est admirable. En pratique, il pleut, il fait froid, le bus est en retard et le coffre de la voiture est déjà chargé. La voiture redevient ce qu’elle a toujours été, la solution la plus simple à un quotidien compliqué.
Il y a aussi la grande résolution écologique : je vais consommer moins, polluer moins, faire attention. On surveille l’ordinateur de bord pendant deux semaines, on lève le pied, on compare les chiffres. Puis la réalité reprend le dessus. Les contraintes, les distances, les horaires, tout cela pèse plus lourd que les bonnes intentions.
Sans oublier je vais mieux entretenir ma voiture. Vidanges à l’heure, pneus surveillés, pression vérifiée régulièrement. Et puis on repousse, on oublie, on se dit que ça attendra le mois prochain. Jusqu’au voyant qui s’allume, toujours au mauvais moment.
Pourquoi ces bonnes résolutions auto ne tiennent-elles jamais ? Peut-être parce qu’elles se heurtent à une vérité simple, la voiture n’est pas un loisir abstrait, c’est un outil du quotidien. Elle absorbe nos contraintes, nos retards, nos urgences. Lui demander d’être parfaite quand la vie ne l’est pas, c’est un peu illusoire.
Faut-il pour autant renoncer à toute amélioration ? Probablement pas. Mais peut-être faudrait-il commencer par des résolutions plus modestes. Un peu plus d’anticipation, un peu moins d’énervement, un peu plus de respect. Pas de révolution, juste une évolution.
Après tout, si les bonnes résolutions auto disparaissent dès janvier, c’est peut-être parce qu’elles en disent plus sur nos rêves que sur notre réalité.
Nota Bene :
Chaque année, on promet de changer notre façon de conduire. Et chaque année, la route nous rappelle que l’automobile reste un miroir fidèle de nos habitudes. Bonne année quand même, et bonne route.
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