Ferrari 250 GTO : la GTO blanche unique mise aux enchères en 2026
Il existe des voitures qui marquent l’histoire. Et puis il y a celles qui écrivent leur propre légende, au point d’en devenir presque irréelles. C’est le cas de la Ferrari 250 GTO, considérée comme l’un des modèles les plus emblématiques jamais produits par la marque au cheval cabré. Mais ce week-end, c’est une version encore plus rare de cette voiture mythique qui fait parler d’elle : la seule Ferrari 250 GTO peinte en blanc sera prochainement mise aux enchères à Palm Beach, lors d’une vente organisée par Mecum Auctions en janvier 2026.
Son pedigree est exceptionnel, son histoire presque cinématographique, et son estimation dépasse déjà l’entendement. En quelques secondes, cette GTO Bianco est passée du statut de voiture de collection à celui d’objet de culte roulant.
Crédit photo: Mecum Auctions
Une Ferrari 250 GTO unique au monde
Ce modèle n’est pas n’importe quelle 250 GTO. Produite en 1962, elle fait partie des 36 exemplaires originaux sortis des ateliers de Maranello. Mais là où toutes les autres arborent des teintes plus classiques, rouge bien sûr, mais aussi bleu, vert ou gris métallisé, celle-ci brille par sa robe blanche, un coloris unique baptisé Bianco Speciale. Cette simple teinte fait d’elle la seule GTO blanche jamais produite par Ferrari.
Son châssis porte le numéro 3765, et elle a été initialement construite comme un prototype d’usine avant d’être vendue à un pilote privé. Depuis, elle a connu plusieurs vies, plusieurs restaurations méticuleuses et de nombreux concours d’élégance. Mais c’est sa dernière vie qui l’a définitivement ancrée dans la postérité.
Crédit photo: Mecum Auctions
Jon Shirley, un propriétaire pas comme les autres
Le propriétaire actuel de cette Ferrari 250 GTO blanche n’est autre que Jon Shirley, ancien président de Microsoft et collectionneur reconnu. Passionné de Ferrari depuis des décennies, Shirley a constitué l’une des plus belles collections de voitures classiques aux États-Unis. Sa GTO blanche est longtemps restée la pièce maîtresse de sa collection personnelle.
L’homme ne s’est jamais contenté de stocker ses bolides dans un garage climatisé. Il les fait rouler, les présente en concours, et les entretient avec une rigueur presque scientifique. Sa GTO a remporté plusieurs prix à Pebble Beach, a figuré dans d’innombrables publications spécialisées, et a toujours été présentée dans un état proche de la perfection.
Ce n’est donc pas une “simple” Ferrari historique que l’on s’apprête à vendre, mais une œuvre d’art roulante, minutieusement restaurée, documentée, et adoubée par les meilleurs spécialistes de la planète.
Crédit photo: Mecum Auctions
Une vente orchestrée par Mecum à Palm Beach
L’événement aura lieu début janvier 2026 à Kissimmee, en Floride, lors de la grande vente annuelle de Mecum Auctions. Ce rendez-vous est l’un des plus attendus du calendrier des enchères automobiles, avec plusieurs milliers de véhicules proposés chaque année. Mais cette fois, tous les regards seront tournés vers la Ferrari 250 GTO blanche de Jon Shirley.
Mecum, plus connu pour les muscle cars et les grosses cylindrées américaines, entre ici dans une autre dimension. Le catalogue précise déjà que cette GTO est « offerte sans réserve », même si une estimation non officielle évoque un prix dépassant 70 millions de dollars. Ce serait l’une des ventes les plus chères de l’histoire automobile, juste derrière une autre 250 GTO adjugée à 78 millions il y a quelques années, et bien sûr loin derrière la Mercedes 300 SLR Uhlenhaut Coupé, vendue 135 millions d’euros en 2022.
La scène est donc plantée : un lieu mythique, un modèle unique, et une tension digne d’un final de Formule 1.
Crédit photo: Mecum Auctions
Pourquoi cette GTO fascine autant ?
Pour comprendre la fascination autour de la Ferrari 250 GTO, il faut revenir à l’essence même de ce modèle. Conçue pour courir en Grand Tourisme, la GTO, acronyme de Gran Turismo Omologata, a cumulé les victoires dans les années 60. Elle était à la fois rapide, fiable et incroyablement belle, avec ses lignes fluides dessinées par Scaglietti.
Sous le capot, un V12 Colombo de 3 litres développait plus de 300 chevaux. Mais c’est surtout l’équilibre parfait entre puissance, légèreté et agilité qui a forgé sa réputation. Aujourd’hui encore, la 250 GTO est considérée comme la Ferrari ultime, celle qui incarne le mieux l’esprit de la marque à son apogée.
Et comme souvent dans l’automobile, la rareté fait le prix. Les 36 exemplaires sont tous répertoriés, tous choyés, tous convoités. Alors quand l’un d’eux réapparaît, et qu’en plus il est blanc, unique et restauré par Jon Shirley, l’émotion prend le volant.
Crédit photo: mecum Auctions
La Ferrari 250 GTO, reine éternelle des enchères
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La 250 GTO a longtemps été la reine des enchères, avant d’être détrônée en 2022 par une Mercedes 300 SLR vendue 135 millions d’euros. Elle reste cependant la Ferrari la plus chère jamais adjugée, et l’un des modèles les plus convoités au monde.. En 2018, un exemplaire a été vendu chez RM Sotheby’s pour 48,4 millions de dollars. En vente privée, certains auraient même dépassé les 70 ou 80 millions.
Ce modèle blanc pourrait donc établir un nouveau record, ou du moins s’en approcher. Mais au-delà des chiffres, c’est une tendance plus large qui se dessine : les voitures de collection les plus exclusives sont vues comme des valeurs refuge, à l’instar de l’art ou de l’immobilier de prestige.
Avec une telle histoire, une telle provenance, et une telle aura, cette Ferrari est bien plus qu’une voiture. C’est un symbole de statut, de culture et de passion.
Résultat des enchères : une réalité plus nuancée
En janvier 2026, la Ferrari 250 GTO unique, la célèbre Bianco Speciale châssis 3729GT ayant appartenu à Jon Shirley, était proposée aux enchères par Mecum en Floride. Certains observateurs évoquaient des estimations proches des 70 millions de dollars, preuve de l’aura intacte du modèle. Pourtant, le marteau est finalement tombé à 38,5 millions de dollars. Un montant colossal, mais en dessous des attentes les plus optimistes, rappelant que même au sommet du marché, la valeur d’une 250 GTO reste dépendante du contexte, des acheteurs présents et du moment précis de la vente.
Conclusion
La mise en vente de la Ferrari 250 GTO blanche de Jon Shirley marque un moment rare dans le monde automobile. Ce n’est pas simplement une enchère de plus, mais un événement mondial, suivi par tous les passionnés de la planète.
Ce modèle, unique par sa teinte, son histoire et sa restauration, symbolise à lui seul le sommet de la collection automobile. Et son prix final dira peut-être autant sur le marché… que sur le pouvoir émotionnel que peut susciter une voiture.
Nota Bene
Quand une Ferrari blanche affole les enchères, c’est plus qu’une vente : c’est un coup de klaxon dans l’histoire. Et chaque tour de clé devient un morceau de mémoire mécanique.
À lire aussi : La collection Jay Leno : quand Hollywood rencontre la mécanique