Collection Seinfeld : le roi des Porsche à Hollywood
Quand on pense à Jerry Seinfeld, on imagine le roi du stand-up, star de la série éponyme, éternel obsédé du détail et de l’absurde du quotidien. Mais derrière l’humoriste se cache un autre personnage : le collectionneur passionné de voitures de collection, et surtout de Porsche.
Sa collection n’est pas seulement impressionnante par sa taille, mais aussi par la rareté et la perfection des modèles qu’elle abrite. On y trouve des 911 mythiques, des 356 d’époque, et même une Porsche 917, véritable icône du Mans et du cinéma avec Le Mans de Steve McQueen.
C’est là que Seinfeld rejoint une légende plus large : celle du lien presque sacré entre Porsche et Hollywood, où la performance mécanique croise la mise en scène. Un monde où l’on ne sait plus très bien si l’on parle d’une bonne blague ou d’une bonne vieille 911.
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Jerry Seinfeld, un passionné hors catégorie
Dès l’enfance, Jerry Seinfeld a la passion de la bagnole. Il raconte que ses premiers souvenirs d’enfance, ce ne sont pas des jouets ou des amis : ce sont des voitures aperçues dans la rue, ou sur le parking de son école. Sa carrière décolle dans les années 80, mais la première folie, ce n’est pas un yacht ou une villa : c’est une Porsche 911.
Contrairement à beaucoup de stars d’Hollywood, Seinfeld n’achète pas “pour la frime”. Il collectionne par passion, par curiosité, par obsession presque maladive du détail. “Pour moi, conduire une Porsche, c’est comme tester un sketch : ça doit être précis, rythmé, avec une dose d’adrénaline.”
C’est ce mélange d’humour, de perfectionnisme et d’amour du volant qui va faire de lui l’un des collectionneurs les plus respectés du monde.
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Le garage secret : la collection Seinfeld prend de l’ampleur
Le grand public découvre la collection Seinfeld un peu par hasard. À l’origine, tout se passe à New York, dans un garage ultra-sécurisé, caché derrière une porte banale de l’Upper West Side. Mais très vite, l’espace manque…
Il déménage alors une partie de son “trésor” à Los Angeles, dans un autre garage à la James Bond : parking souterrain, showroom privé, ateliers de restauration, lumière tamisée, système anti-humidité…
La collection compte alors plus de 150 voitures à son apogée : la plupart sont des Porsche, mais il y a aussi quelques Ferrari, Mercedes, et même des raretés anglaises.
Seinfeld n’est pas un “accumulateur fou” : chaque voiture a une histoire, un carnet d’entretien, un souvenir de voyage ou de tournage. Certaines sont “de tous les jours” (il avoue conduire une Golf ou une Honda pour passer incognito), d’autres sont réservées aux grandes occasions.
Mais dans ce garage, pas de place au hasard : tout est classé, numéroté, bichonné à l’extrême. On dit qu’il pousse la maniaquerie jusqu’à régler la pression des pneus au dixième près, “pour que la voiture soit toujours prête… comme un sketch qui doit être parfait”.
Collection Seinfeld : la passion Porsche avant tout
Le cœur de la collection Seinfeld, c’est Porsche. À une époque, il possède plus de 40 Porsche différentes : 356 Speedster, 911 Carrera RS, 959, 917, 911 GT3, Carrera GT… Parmi ses joyaux, une 356 Gmund de 1949 (l’une des premières Porsche de route jamais fabriquées), une 911 RSR de course, et même un prototype de 911 Carrera 4S “one-off” réalisé à sa demande.
Seinfeld aime l’histoire, la rareté et la pureté mécanique : il recherche des modèles à la configuration ultra-pointue, parfois inconnus même des puristes. Son coup de folie : avoir restauré une 550 Spyder (modèle de James Dean), des 911 de toutes les générations, et même une 959 S (l’une des plus rares Porsche de route de tous les temps).
Il a aussi confié à plusieurs reprises que la 911 est “l’équivalent d’une blague parfaite : minimaliste, efficace, indémodable”.
Et comme une blague, la Porsche ne s’use que si on ne s’en sert pas. La passion, c’est aussi simple que ça.
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Pas que Porsche : raretés et autres pépites de la collection
Si Porsche occupe la majorité du garage, la collection Seinfeld réserve aussi quelques surprises :
Des Ferrari (275 GTB, 365 GTB/4 Daytona), des Mercedes Gullwing 300 SL, une Lamborghini Miura, plusieurs VW Coccinelle (clin d’œil à ses débuts), et même une Bugatti Type 57.
On retrouve aussi quelques “stars de cinéma” : une DeLorean DMC-12, une Aston Martin DB5, des Jaguar E-Type… parfois prêtées ou utilisées lors de tournages de “Comedians in Cars Getting Coffee”, son show Netflix où il embarque des comiques dans des voitures de légende.
Seinfeld aime aussi les voitures “décalées”, à l’image de sa passion pour la comédie, il a possédé une Citroën 2CV, une Honda Beat, ou encore des Fiat Multipla “juste pour voir la tête des voisins”.
Et il n’hésite pas à vendre, parfois, des modèles qui l’ennuient ou pour financer une restauration “plus folle que la précédente”. Certaines ventes aux enchères (notamment chez Gooding & Co.) ont battu des records mondiaux, notamment sur des Porsche exclusives.
Crédit photo:Mecum auction
Humour, lifestyle et secrets de la collection Seinfeld
On pourrait croire qu’un tel garage, c’est bling-bling. Mais Jerry Seinfeld cultive la discrétion et la simplicité.
Il ne se vante jamais du nombre exact de voitures, fuit les interviews “people”, et ne fait jamais de publicité sur ses achats. Son garage n’est pas un musée, seuls quelques amis proches et des invités triés sur le volet peuvent en franchir la porte.
Côté entretien, c’est du grand art, un staff de mécaniciens, carrossiers, préparateurs, tous triés sur le volet. Il dit lui-même : “avoir plus confiance dans son garagiste que dans son banquier”.
L’obsession du détail va loin, il aurait déjà refusé de rouler si une poussière était visible sur le tableau de bord, et fait changer un rétroviseur “parce qu’il vibrait trop à 200 km/h”.
Tout cela est traité avec humour: “Le vrai luxe, ce n’est pas d’avoir des Porsche, c’est de ne pas avoir à les prêter à des copains maladroits.”
Crédit photo: Brian Henniker
Pourquoi la collection Seinfeld fascine encore aujourd’hui ?
La collection Seinfeld fascine pour plusieurs raisons.
D’abord, parce qu’elle illustre la réussite américaine, un “self-made man” qui consacre une part de sa fortune à sa passion, sans ostentation mais avec un goût incroyable.
Ensuite, parce qu’elle a contribué à relancer le culte Porsche aux États-Unis, poussant des milliers de collectionneurs à rechercher des modèles rares et authentiques.
Enfin, parce qu’elle montre que le “luxe” automobile peut rester humain, joyeux, accessible dans l’esprit (même si inatteignable dans la pratique).
Seinfeld a su allier humour et passion, business et authenticité. Sa collection, plus qu’un simple garage, est devenue un phénomène de pop culture.
Peut-on rêver mieux pour un amateur d’automobile ?
Conclusion
La collection Seinfeld est bien plus qu’un alignement de voitures chères : c’est un musée vivant, une ode à la passion mécanique, une leçon d’humilité et d’humour.
Chaque modèle, chaque restauration, chaque anecdote respire la sincérité d’un homme qui aime la route… et qui ne se prend jamais au sérieux.
Voilà peut-être le secret de la vraie réussite automobile : garder la passion intacte, avec un sourire de gamin et l’envie de partager.
Nota Bene :
La collection Seinfeld dépasse la simple passion de l’humouriste. Elle incarne le lien entre culture, cinéma et mécanique, où chaque Porsche raconte une scène d’histoire et de vitesse.
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